Telles de vivantes natures mortes vivantes qui sortent du cadre : à la base du travail réalisé par la photographe hispano-vietnamienne Viet Ha Tran pour sa série
Wall of Nature, il y a le tout premier jardin vertical d’Espagne, l’un des plus grands murs vivants du monde. Celui-ci abrite pas moins de 250 espèces et 15 000 plantes. Viet Ha Tran y capture l’essence de la nature et la transpose dans un cadre artistique où la splendeur des plantes peut s’épanouir à nouveau – un cadre inondé de vifs tons roses, orange, verts et violets. Elle anime le vivant en démultipliant son énergie de sorte que le spectateur ne peut s’y soustraire. À l’instar de cascades, les fleurs et les couleurs se précipitent vers le bas et enivrent toutes celles et ceux qui se hasardent à observer le spectacle. Ces échantillons de couleurs sont une fascinante combinaison d’éléments empruntés à la botanique, à l’architecture et à l’art en général. Les clichés de cette série agissent comme les images fixes d’un rêve psychédélique. Pour le spectateur, ils ouvrent des portes vers des mondes irréels, ils stimulent son imagination.
Les créations signées Viet Ha Tran se concentrent sur la représentation de paysages et de femmes. En mettant l’accent sur l’imagination – source d’une expérience ô combien esthétique –, elles dégagent une force et une grâce incomparables. Quant à leur touche contemplative et lyrique, celle-ci les rend aussi fraîches qu’intemporelles. Artiste de formation, Viet Ha Tran est membre de la Real Sociedad Fotográfica. Elle a collaboré avec des maisons de renom telles que Vogue ou Louis Vuitton. Ses œuvres ont fait des apparitions remarquées dans les journaux télévisés espagnols et sont en possession de collectionneurs dans plus de 30 pays du monde.
Grâce aux œuvres élaborées de la série Wall of Nature, les murs vivants d’Espagne ne sont plus liés à un lieu unique : époustouflantes, les photos de l’artiste insufflent à chacun d’entre eux un peu de cette vie qu’elles ont capturée.