House of Luisa Faxas - Havana de Werner Pawlok
Édition illimitée - Minis
2004 / 2017 WPA400
Werner Pawlok
À propos de l’œuvre

House of Luisa Faxas - Havana

30 x 40

Contrecollage sous verre acrylique - Lumasec

30 x 40 cm (Dimensions extérieures)

€ 129
TVA incluse plus € 9,90 de frais d'envoi
Qualité de musée exceptionnelle
Emballage Art Security
30 jours de droit de retour
Informations de fond sur Werner Pawlok
Introduction
Photography Paintings

« Lors de mes nombreuses visites, je me suis familiarisé avec une Venise qui m’était auparavant inconnue : celle des Vénitiens. J’ai comme eu l'impression d’être sur la piste d’un monde englouti. »

Les polaroïds au format 50 x 60 cm sont rares. Il n’existe que deux appareils photo dans le monde capables de les produire. En effet, ce matériel photographique a quasiment disparu. Il est donc d'autant plus suprenant que des positifs de ces instantanés aient fait l'objet, a posteriori, de retouches artistiques. Les immenses photos polaroïds de jeunes femmes du début des années quatre-vingt-dix de Werner Pawlok ont été intitulés Polaroid Transfers on Fabriano cotton paper. Les portraits éblouissent par une surface d’image matérielle sciemment rompue, sans  que se perde pour autant le caractère noble de la photographie. Il s'agit d'un des plus rares et inhabituels traitements d’images qui soit. Témoins uniques de leur temps, ils dégagent une aura au ton délicat, dont la composition rappelle aussi bien les grandes œuvres de l’histoire de l’art qu’elle ne cite les procédés de distanciation modernes.

Stephan Reisner



Sur les traces de la vieille Havane

La patine d’un mur nous laisse ici croire à une peinture abstraite ; là, le hasard arrange les couleurs. Des tons blancs, verts et marron se mélangent dans une harmonie singulière. Dans les photographies de La Havane de Werner Pawlok, qui révèlent le charme morbide de la vieille métropole des Caraïbes, l’éclat passé et l’irréparable décrépitude reposent l’un à côté de l’autre. Les palais de l’ancienne aristocratie sucrière dévoilent avec dignité leur face effritée. Et si les scènes des photographies de Pawlok sont dépourvues d’êtres humains, l'on ressent encore la vitalité des Habaneros, leur indomptable joie de vivre qui a toujours exercé sur l’Europe une grande fascination. L’arrière-goût amer d’un monde englouti évoqué par la déchéance résonne doucement.



Palaces in Venice


Venise est mondialement connue pour son art et son histoire : le labyrinthe des ruelles, la somptueuse place Saint-Marc et les expositions de la Biennale attirent chaque année une multitude de visiteurs. Werner Pawlok, lui, a choisi de montrer la cité lacustre sous un autre angle, largement méconnu du grand public. En nous offrant un aperçu de l’intérieur, il révèle un point de vue particulièrement intime sur le passé de la ville, à l’abri des foules et des clichés. Pour nous, Werner Pawlok a réussi à se faufiler dans les plus beaux palazzi de la ville pour mettre en scène à sa manière leurs sublimes intérieurs.


C’est dans des couleurs vives que le photographe allemand dépeint ici l’histoire vénitienne. Grâce à lui, ses traditions multiséculaires, lesquelles se manifestent à travers l’architecture et l’ornement des édifices, brillent dans de nouveaux tons et stimulent aussitôt l’imagination du spectateur. Celui-ci est invité à remplir les espaces vides de personnages historiques et de fabuleuses anecdotes. Les œuvres signées Werner Pawlok sont autant de voyages photographiques dans le temps, qui, par leur charme unique, rendent un hommage vibrant à la luxuriante beauté de la Sérénissime.



Originaire de Stuttgart, Werner Pawlok fonda son premier atelier en tant qu’autodidacte en 1977 et travailla temporairement à New York. La série Cuba-Expired de 1953 n'est assurément pas le fruit d'un hasard visuel ni pictural. Outre ses étonnants portraits polaroïds d’écrivains en noir et blanc issus de la série Photography Paintings, il est devenu célèbre avec des photos sondant délibérément la frontière entre peinture et photographie, tels ses Polaroids-transfers, ainsi nommés après les avoir reportés sur papier de Hollande ou sur toile, support caractéristique de la peinture.
Avec ces images, tout comme avec ses photos de célébrités et de mode, mais surtout avec à ses polaroids 50 x 60, il dévelopa son propre style pendant plus de dix ans. Récompensé par de nombreux de prix internationaux et grâce à des expositions personnelles ou collectives avec les plus grands noms de l'art tels que Warhol, Richter, Mapplethorpe et Polke, le travail de Pawlok jouit d’une incontestable reconnaissance internationale.

Curriculum vitæ
1953Naissance à Stuttgart, Allemagne
1977-78Maître de conférences à l'Académie des Beaux-Arts de Stuttgart et à l'Université des arts de Berlin, Allemagne
1980Fondateur de la première galerie photo d'Allemagne du Sud
1988-89Premier studio à New York, USA
Vit et travaille à Stuttgart, Allemagne
Expositions

Expositions individuelles

2021Master Pieces, MAC 2 Museum Art + Cars, Singen, Germany
2018Master Pieces, Grand Basel, Basel, Switzerland

Cuba – expired, Lumas Gallery, Singapore; Melbourne, Australia
2016Cuba – expired, Lumas Gallery, Singapore; Dubai, UAE, Berlin, Germany; Vienna, Austria
2015Cuba – expired, Lumas Gallery, Moscow, Russia; Riga, Lettland; Mailand, Italy, Salzburg, Austria
2014Cuba – expired, Lumas Gallery, Amsterdam, Netherlands; Paris, France, Dusseldorf, Germany
2013Cuba – expired, Lumas Gallery, London, UK
Five Days Paris, Rolls Royce London, London, UK
views – faces of literature, Art Week Hamburg Brahms Kontor, Hamburg, Germany
2012Werner Pawlok Fotografien, Kunsthalle Messmer, Riegel, Germany
views – faces of literature, Literaturhaus Stuttgart, Stuttgart, Germany
2010moving cities, G3 Gallery, Hamburg, Germany
2009Werkschau / Retrospektive, Galerie Andreas Baumgartl, Munich, Germany
2007Views - faces of literature, Porsche, Stuttgart, Germany
1999Dantes Commedia, Galerie Tobias Hirschmann, Frankfurt, Germany
1998Master Pieces, Museum of Modern Art, Ljubljana, Slovenia
1997Dantes Commedia, Galerie Benden + Klimczak, Cologne, Germany
    Master Pieces, Art Festival, Birmingham, USA
1996Transfers, Gallerie Raab Boukamel, Lonodn, UK; Contemporary Art Gallerie Zurich, Switzerland
1994Crying Animals, Galerie Hans Mayer, Dusseldorf, Germany
1993Stars & Paints, Musée de l’Elysée, Lausanne, Switzerland
Transfers, Second Photobienale India, Neu Dheli, India
1992Master Pieces by Mercedes-Benz (tour opening), Mercedes-Benz Museum, Stuttgart, Germany
Transfers, Musée de l’Elysée, Lausanne, Switzerland
1991Photography Paintings, Fotografie Forum, Frankfurt; Kulturverein Zehntscheuer Rottenburg; Forum Böttcherstraße Bremen; Kunstverein Heidelberg, Heidelberg; Städtische Galerie Erlangen, Photogalerie Bordenau, Neustadt; Galerie 6x7, Mainz, Germany; Kunsthalle Innsbruck II, Innsbruck, Austria

Expositions collectives

2021Warum denn in die Ferne... oder In 18 Büchern..., Kunstverein Esslingen, Esslingen, Germany
LOOK!, Museum Marta Herford, Herford, Germany
2019Daguerreotypie, Autochrom, Polaroid.1/1“ , Pushkin Museum of Fine Arts, Moscow, Russia
Persona, Estudio Pablo de Lillo, Oviedo, Spain
Gunter Sachs Kamerakunst, Kunsthalle, Schweinfurt, Germany
2015Le Bord de Mondes, Palais de Tokyo, Paris, France
2014Blütezeit, Kunstsammlung DZ Bank, Frankfurt, Germany
2013Sammlung Gunter Sachs, Kunsthalle Schweinfurt, Schweinfurt, Germany
Leigh Bowery, Otherness, Espace Culturel Louis Vuitton, Paris, France
2012XTRAVAGANZA, Staging Leigh Bowery, Kunsthalle Vienna, Vienna, Austria
Polaroid, The Finnish Museum for Photography, Helsinki, Finnland
2011Photography in the fast lane, Galerie der Stadt Sindelfingen, Sindelfingen, Germany
Light my fire, Nimbus Group Mock-up, Stuttgart, Germany
Psychadelic Record Sleeves, Duncan Smith Gallery, Stuttgart, Germany
2009Australia‘s Bushfire Exhibition, McCulloch Gallery, Melbourne, Australia
25 Jahre Fotoforum Frankfurt, Fotoforum Frankfurt, Frankfurt Germany
2008The big picture I + II, Oliver Gordon Gallery, Toronto, Kanada
2006Accrochage, Gallery Andreas Baumgartl, Munich, Germany
2003Photography in Advertising, Design Center, Malmö, Schweden
2000Images Beyond the naked eye, Museo, Den Haag, Niederlande
1998Augenlust, Kunsthaus, Hanover, Germany
1996Rosen, Tulpen, Nelken, Gallery Tobias Hirschmann, Frankfurt, Germany; Contemporary Art Gallery, Zurich, Switzerland
natur¿, Kunst- und Ausstellungshalle der Bundesrepublik Deutschland, Bonn, Germany
Liebe und Poesie, Gallery Tobias Hirschmann, Frankfurt, Germany
1993Milk Glas, Chicago Athenaeum Museum of Design, Chicago, USA
Columbus / Artists United for Nature, Sony Headquater, Tokyo, Japan
1991Coulour, Hamilton ́s Gallery, London, UK
Das Goldene Zeitalter, Württembergischer Kunstverein, Stuttgart, Germany
Interview
Comment en êtes-vous venu à l’art ? Racontez-nous comment tout a commencé ?

Pour moi, l’art est d’abord et avant tout un sentiment. Je définirais plutôt l’art par la vie que par les galeries, les collectionneurs, l’argent, etc. Chaque jour qui passe apporte son lot de nouvelles impressions. Celles-ci éveillent en moi des sentiments, qui, à un moment donné, se transforment en énergie et me donnent envie de les mettre en image. Je connais ce sentiment depuis ma plus tendre enfance, et rien n’a changé au fil des ans. Tout a commencé avec un appareil photo que mes parents m’avaient offert comme cadeau d’anniversaire quand j’étais jeune. C’était le moyen le plus direct de transposer mes observations en photo.


Pouvez-vous nous parler de votre processus de travail ?

Au fond, ma technique de travail est à chaque fois différente. Elle dépend de la tâche que je me suis fixée. Avant de commencer une série, je choisis l’équipement que je compte utiliser. Les évolutions technologiques jouent ici un rôle essentiel, car je les intègre volontiers à mon processus de création. J’aime prendre de nouveaux risques. Il est très important pour moi de parfaitement maîtriser ces techniques de travail afin de pouvoir les mettre en œuvre conformément à ma vision.


Quelles personnes vous inspirent ?

Mes séjours à Venise m’ont donné la chance de voir l’œuvre Uncertainty exposée dans le pavillon espagnol de la Biennale d’architecture. Elle m’a beaucoup impressionné. Composée de milliers de feuilles, cette installation, qui occupe une pièce entière, est d’une incroyable légèreté malgré sa densité thématique : créée par Itziar Okariz et Sergio Prego, elle évoque en effet la pandémie et la bulle immobilière espagnole.


Quels sont les artistes/œuvres d’art qui vous impressionnent le plus en ce moment ?


Les grands maîtres de la photographie ne cessent de m’impressionner. Man Ray, Erwin Blumenfeld et Irvin Penn, pour n’en citer que quelques-uns.


À quoi reconnaît-on une bonne œuvre d’art ?

Dès lors que je suis satisfait du résultat et que, bien sûr, il est approuvé par les visiteurs de l’exposition.


Sur quel projet travaillez-vous en ce moment ?

Je planche en ce moment sur un nouvel album intitulé Dimore Veneziane. Il doit se lire comme une lettre d’amour photographique adressée à Venise. Ce qui est intéressant pour moi ici, c’est sa genèse. J’ai commencé par prendre des photos de palazzi sur le Grand Canal. L’ébauche s’est peu à peu transformée en un projet multimédia plus complexe, avec des facettes très variées. Cet ouvrage est diffère beaucoup des projets précédents, tant par son langage visuel que par l’ampleur thématique de ses motifs.


Quel but l’art doit-il poursuivre ?


Il doit avant tout inspirer.


L’art rend-il heureux ?


Ce n’est pas l’art qui doit rendre les gens heureux, mais la vie. Néanmoins, l’art en fait définitivement partie !

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