Classique (< 50 cm)
Cabinet (< 80 cm)
Collector (< 120 cm)
Galerie (< 180 cm)
Musée (< 270 cm)
Cold Blood - Sang froid : Les femmes de Jacques Olivar
Helmut Newton les présentait habillées ou nues, fières et orgueilleuses. Guy Bourdin les mettait en scène telles des railleuses, ambiance sex and crime. Juergen Teller provoque délibérément avec le concept de white trash. Les femmes de Jacques Olivar (né en 1941), elles, apparaissent comme des héroïnes de vieux films de la Metro Goldwyn Mayer à la belle époque du technicolor, tandis que drame et passion s’enchaînaient après le rugissement nostalgique du lion. Cependant, les modèles qu’il met en scène semblent absents, solitaires, mélancoliques même. Ce qui donne aux photos d’Olivar leur caractère si particulier et cinématograohique, c’est cette narration, condensée au cœur d’une seule une image, qui nous pousse à composer nous même l’intrigue au gré de notre imagination. Peu de photographes sont capables, comme Olivar, originaire de Casablanca, de mettre en scène avec une précision aussi minutieuse tout en laissant à la fois la liberté nécessaire pour imaginer à notre tour, notre propre roman photo. Olivar, tout comme Newton ou Bourdin, maîtrise parfaitement l’art de l’insinuation, de la séduction visuelle et de la création du suspens. Cet art nous pousse à observer ses photographies en nous interrogeant automatiquement sur l’avant et l’après de ces scènes, immortalisées en quelques fractions de seconde. L’art est souvent plus captivant lorsqu’il renvoie l’observateur à lui-même. Devant les photographies d’Olivar, nous nous posons encore et toujours les mêmes questions : les personnages féminins d’Olivar font-ils partie des millions de cœurs esseulés et languissants peuplant les grandes métropoles ? Ou bien leur regard est-il à ce point absent car ils vivent un drame à ce moment précis ou sont sur le point d’en vivre un ?
Jacques Olivar se démarque véritablement dans le monde de la photographie de mode contemporaine car il comprend et sait parfaitement allier la beauté, le glamour, la féminité et la fascination perpétuelle pour le narratif.
Walter Keller
Avec la photographie, la mode a trouvé son médium idéal. L’évolution permanente caractérisant le monde de la mode et sa capacité à s’inscrire au-delà du temps sont également des constantes de la photographie à part entière. Cette prise de conscience date de la première grande époque des magazines de mode, dans les années 30 et 40 - époque à laquelle fut découverte la femme consommatrice et où le culte aujourd'hui florissant du mannequin vit le jour. Depuis, nombre de photographes se sont illustrés comme maîtres du genre mais seulement peu ont su s’affirmer sur ce marché plusieurs dizaines d’années durant. Jacques Olivar (né en 1941) est l’un d’entre eux. Ses portraits se jouent des différents genres avec raffinement, mêlant tour à tour le monde de la mode, les pin-up et Hollywood. Chaque génération a besoin d’une version moderne de ces images que l’on attribue traditionnellement aux soldats et autres marins. Olivar touche cependant un public bien plus large grâces à ses pin-up luxueuses : ces icônes sont destinées à tous ceux qui savent apprécier la beauté féminine. Elles représentent le glamour moderne, reflet des désirs et fantasmes du monde masculin mais inaccessible à la fois. Des générations entières de virtuoses de l’esthétique ont travaillé à ces icônes mais Jacques Olivar, né à Casablanca en 1941, est l’un des maîtres en la matière, un professionnel sachant s’y prendre avec les modèles ayant de longue date obtenu le statut de célébrité. Cindy Crawford, Monica Belucci ou Sophie Dahl – elles personnifient les regards langoureux, les bouches sensuelles, les poses lascives et l’érotisme des lèvres entrouvertes. Les femmes fatales d’aujourd’hui s’accaparent magistralement cet art de séduction archaïque et l’on serait presque tenter de croire qu’elles l’ont inventé elles-mêmes.
Dr. Boris von Brauchitsch
| 1941 | naissance à Casablanca, Maroc |
Expositions (Sélection)
| 2008 | True Romance, LUMAS, Paris |
| If you see her say hello, Pin-Up Studios, Paris | |
| 2006 | Musée MAXXI (XXI Century Art Museum de Rome), Rome |
| 2005 | Christie's, vente aux enchères de bienfaisance, Paris |
| 2004 | Exposition personnelle lors du Festival international de la Photographie de Mode, Cannes |
| 2003 | Exposition en tant qu'invité d'honneur du Festival international de la Photographie de Mode, Cannes |
| 2001 | Giorgio Armani Exhibition, Musée Guggenheim, Bilbao |
| 2000 | Théatre de la Créativité Italienne, Giorgio Armani Exhibition, Musée Guggenheim, New York |
| 1998 | Exposition au Musée d'Art Moderne, sponsorisé par la H2O Company, Tokyo |
| Exposition, H2O Company, Osaka | |
| 1997 | Mode and Models, exposition sponsorisée par le Festival international de la Photographie, Tokyo |
| 1996 | Moda e Gioeilli, exposition et vente aux enchères de bienfaisances sponsorisées par Bulgari, Milan |
| 1995 | Sotheby's, vente aux enchères de photographies, Londres |
| Sotheby's, A positive view, Gala de bienfaisance, sponsorisé par British Vogue, Londres | |
| 1994 | Exposition dans la galerie Saatchi, Londres |
| 1993 | Images Gitanes, 24éme festival international de la photographie, Arles |
| 1992 | Caroussel du Louvre, Exposition de photographes nominés, Paris |
| Nomination lors du Festival international de la Photographie de Mode, Monaco | |
| 1991 | Festival international de la Photographie de Mode, Barcelone |
| 1990 | Vente aux enchères, Hôtel Drouot, La femme et l'élégance, Paris |
| Festival international de la Photographie de Mode, Budapest | |
| 1989 | Christie's, Gala de bienfaisance et vente aux enchères de photographes contemporains, Londres |
| 1986 | Centre Pompidou, Paris, Exposition des meilleurs campagnes de la décennie, Dim, Loïs Jeans, Clarins cosmetics, Phas cosmetics, Vittel, Dunlopillo ads & tv commercials, Paris |