Beatrice Hug
 
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La couleur comme énergie, comme moyen d’exprimer ses émotions. Le jeu entre les couleurs et les formes brillantes nous inspire et nous emporte dans un monde de rêves, d'imaginaire et de sensualité. "J'ai une passion pour l'énergie des couleurs" affirme l'artiste. Dans ses photographies, Beatrice Hug est à la recherche d'un monde au sein duquel nos sens se transforment en image. Elle nous invite à partager le monde de ses souvenirs, de ses bruits, de ses odeurs et de ses sens. Nos propres humeurs, nos secrets qui font échos au fond de nous-même sont les bienvenus. L’artiste nous invite à nous laisser bercer.

Née en 1961, Beatrice Hug fait des études de peinture et de photographie. Elle a travaillé comme rédactrice pour les éditions allemandes de Vogue et Elle. Sa manière de créer l'abstraction dans ses photographies est absolument remarquable. Elle commence par créer une composition à partir de structures transparentes en forme de labyrinthe puis les met en scène à la lumière du jour. Armée de son appareil photo Pentax (6x7) elle explore les facettes de sa création sous tous ses angles avec son objectif réglé sur la focale la plus courte, à la recherche de vibrations colorées. Les photographies varient en fonction de l'éclairage et de l'assemblage des couches de verres et de liquides. Les tons changent du pastel au vif, traversés de temps à autre par une lumière dorée. Enfin, les négatifs sont numérisés et les couleurs sont retravaillées avec Photoshop de telle sorte que celles-ci soient le plus proche possible de l’original. Les motifs eux-mêmes ne sont pas retouchés.

Les photographies abstraites de Beatrice Hug sont l'exemple même de la réalisation et de l'aboutissement d’un monde imaginaire crée de A à Z  par l'artiste en studio. En référence à son travail Beatrice Hug cite William Blake : « les objets vont nous apparaître tels qu’ils sont une fois ouvertes les portes de notre perception. » 
1961Naissance à Singen, Allemagne
1981-1985Études à l’École supérieure appliquée d’Aix-la-Chapelle (peinture, photographie et illustration)
1985Diplôme d'art graphique
1985-1991Rédactrice pour Vogue Deutschland et Elle
1992-2005Paris – direction artistique en free-lance dans les domaines du concept et de la réalisation de productions photo pour des revues internationales de mode


Expositions (sélection)

2010Beatrice Hug, 7,24 x 0,26 Gallery Pier Giuseppe Moroni, Milan, Italie
2009Color Unlimited – Fotografien von Beatrice Hug, Kunstforum Büsingen, Suisse
2006Abstractions, Galerie UNIVER, Paris
2005Urban, Allemagne
Lumières Vives, Connoisseur's Gallery, Paris
Reflets, Espace 43, Paris
2004Urban, Atelier Galerie Le5, Paris
Beatrice Hug - Photographie, L’Aiguillage galerie, Paris
Parfum, Atelier Galerie Le5, Paris
Colour Light, Espace J&J, Paris
2003Elementar, Studio Zero, Paris
2002Elementar, Förderkreis Kunst & Kultur, Hilzingen


Expositions de groupe (sélection)

201327. Große Kunstausstellung 2013, Förderkreis Kunst & Kultur, Hilzingen, Allemagne
2013Aachens heiße Quellen und die Künstler, Kulturwerk, Aix-la-Chapelle, Allemagne
2007Galerie ARTCURIAL, Paris
2006Fragments de Nature, Galerie UNIVER, Paris
Color Summer, Young Gallery, Bruxelles
200519. Große Kunstausstellung 2005, Hilzingen
Parfum, Atelier Galerie Le 5, Paris
200318. Große Kunstausstellung 2003, Hilzingen
2002Moemoea, Atelier Galerie Le5, Paris
200117. Große Kunstausstellung 2001, Hilzingen


Interview

ENTRETIEN AVEC BÉATRICE HUG: EMOTION PURE

Je suis ravie de vous rencontrer, ici, en Arles, à l’occasion ce merveilleux festival de la photo, et d’avoir l’occasion d’échanger quelques mots avec vous sur votre travail. Vous avez reçu votre premier appareil photo à l’âge de 13 ans. Saviez-vous que cela allait marquer votre future vie d’artiste ?

J’ai senti très tôt que l’art allait jouer un rôle très important pour moi.

Vous avez fait des études de photographie, de peinture et d’illustration. Comment votre travail ciblé sur la photo s’est-il développé ?

J’ai peint pendant dix ans tout en faisant de la photo en parallèle. J’ai pris conscience de ce que je voyais, des raisons pour lesquelles ça me plaisait et m’intéressait. Ces expériences m’ont par la suite permis d’orienter mon travail pictural de manière plus ciblée, vers une vision qui me correspondait plus.

Ensuite vous avez complètement quitté le chemin de la peinture…

Oui. D’une part, c’était dû au fait que mes photographies ressemblaient de plus en plus à mes tableaux abstraits. D’autre part, je voulais que mes photos conservent une part de réalité. Je ne retravaille pas mes photographies. Ce n’est pas de la peinture sur Photoshop, ni un pur produit de ma fantaisie. Je photographie un aspect de la réalité qui dévoile sa magie par le simple fait que je l’observe. Ensuite, j’essaie de mettre en oeuvre cette magie.

La particularité de vos oeuvres est que le spectateur perçoit cette magie. Dans quel contexte faut-il replacer ces émotions ? Est-ce un sentiment personnel ou ressentez-vous vraiment un manque d’émotion dans l’art et dans la société ? Qu’essayez- vous de mettre en oeuvre dans votre travail : du dépouillement, de la représentation d’émotions ?

Il est très important pour moi que la communication passe par les émotions. À l’heure actuelle, le facteur mental joue un rôle très important, dans l’art comme dans la société. J’aimerais intensifier la partie émotive de mon travail. Souvent, l’idée d’une composition me vient à un moment qui me touche : il peut s’agir d’un poème, d’une musique, d’un paysage, d’un instant d’émotion entre des personnes. Je perçois alors l’essence de ce moment. Je la ressens. Elle se traduit chez moi par une vision associée à une composition de couleurs. Mon image est la transposition de ce moment en couleur et en lumière. En observant cette image abstraite, chacun est libre de lui associer ses propres émotions.

Cela signifie-t-il que vous avez déjà une idée très claire de ce que vous allez faire avant de commencer ?

Une composition de plusieurs couleurs naît d’abord dans ma tête. Dans le cas de l’oeuvre FIRE, elle m’a été inspirée alors que j’écoutais de la musique. J’ai trouvé des couleurs reflétant le rythme, le tempérament et la force émotionnelle du morceau. Je voyais briller des tons jaunes, orange, rouges et or enveloppés d’un noir satiné en parfaite harmonie avec la musique. En utilisant des récipients de verre et des liquides colorés transparents dans mon installation, je transpose l’émotion qui naît à l’écoute de ces musiques dans une photographie abstraite. Comme vous le savez, je travaille à la lumière du jour, au levant et au couchant. C’est en élaborant mon oeuvre que je suis amenée à préciser ma vision d’ensemble. Je photographie la couleur et la lumière qui passent à travers l’installation et non les objets eux-mêmes. Ainsi se crée l’image aperçue en mon for intérieur. FIRE est également née de la sorte.

Pour vous, une couleur est-elle automatiquement associée à une ambiance en particulier ou peut-elle exprimer un tout type d’ambiance ? Le bleu est-il nécessairement un ton froid et le rouge un ton chaud, ou est-ce que tout reste libre et indéfini ?

Tout est libre. Cependant, pendant des années, j’étais pratiquement incapable d’intégrer le bleu dans mes travaux. Je ne réussissais pas à trouver un bleu qui corresponde à mes envies, jusqu’à ce que je lise Les Vagues, de Virginia Woolf. À ce moment-là, j’ai compris ce qu’était le bleu. Pourquoi ? Sans doute à cause de la forte émotion ressentie pendant la lecture. Soudain, j’ai su que mon bleu à moi devait être un ton chaud, aussi fort que le rouge.

À la différence de bien d’autres oeuvres dominées par le bleu ayant pour la plupart un caractère froid, vos tons bleus comportent une certaine chaleur, ils captent la lumière…

Cela vient, à mon avis, des mouvements et de la profondeur de mes images. Ce ne sont pas seulement des couleurs ou des surfaces. Mes oeuvres génèrent une troisième dimension, une sorte d’animation.

Je ne voudrais pas parler de modèle, mais y a-t-il d’autres artistes qui, comme vous, ne travaillent qu’à travers les émotions et par la concrétisation de celles-ci ?

Oui, Mark Rothko.

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